Ma mère voulait que je sois petit rat de l’opéra. Il m’a suffi d’enfiler des pointes pour comprendre qu’il n’y aurait qu’une seule leçon.
J’avais les pieds plats et ma mère ne le savait pas.
LUCILE SAINT-SIMON 1932 – 2026
1952 Cours de Diction chez René Simon puis de théâtre chez Charles Dullin.
Il faut bien débuter. Ce sera un court métrage…
Casting, Figuration, silhouette ou tout … Mais alors tout petit rôle … Et parfois, ils sont même coupés au montage. Mais c’est comme ça que ça commence.

Au cours de théâtre elle fait la connaissance de Jacques Verlier avec qui elle commettra l’irréparable…c’est-à-dire MOI…
Entre temps je vais naître et … CARRIERE ou ETRE MAMAN, la question ne s’est pas posée, elle venait d’une famille de 8 enfants et n’en voulait pas, mais mon papa, oui.
Je dois dire que je suis quand même contente d’être là.
De toute ma vie, je l’ai très peu vue, depuis ma naissance, si je mets bout à bout, ces moments-là, petits,
moyens ou longs séjours, cela n’excèdera pas un an.
Elle avait 21 ans, mon papa 20…compliqué au début d’une carrière alors me voilà partie…je vous rassure, pas toute seule, chez ma grand-maman paternelle en Suisse. J’avais 3 mois.
Mais c’est de ma mère dont je vais vous parler pas de moi. Vous pouvez retrouver quelques photos et écrits sur eux dans « Mon père » et sur « ma Bio ».
Tous les jeunes comédiens à cette époque ont participé à cette énorme production de Sacha Guitry
MOI…chez ma grand-mère paternelle en Suisse, mes parents ont pu se consacrer à leur carrière…
Après ma naissance, en 1954, mes parents sont partis tous les deux en tournée aux Antilles. Dans la bio de mon papa, une photo les représente sur scène en costume d’un autre siècle. Je me suis permise en y ajoutant de l’humour de l’animer histoire de les faire (re)vivre.
Je n’ai vu mes parents ensembles que sur un article, après ma naissance, et bébé, mais j’étais trop petite pour m’en souvenir.
Mais durant des années les photos qui étaient sur le mur en face de mon lit, représentaient mon père et ma mère photographiés par Le studio » HARCOURT « , bien avant d’être entourées par les idoles des sixteen.
(Quand j’aurai lu les lettres de cette époque, entre ma mère, mon père et ma grand-mère, Je pourrai peut-être en rajouter mais parfois il faut réussir à décrypter l’écriture de mon papa qui était plutôt illisible. Comme quoi on peut être un excellent dessinateur et avoir une écriture incompréhensible.) Ma mère superbe écriture, ma grand-mère, son écriture montait montait montait…c’était une grand optimiste.
Durant ces années….théâtre, mais difficile de me procurer des documents, surtout pour les tournées à l’étranger.
« Un petit ange de rien du tout » de Claude-André Puget.
« Oscar » de Claude Magnier.
« Patate » de Marcel Achard.
« Le Légataire universel » de Jean-François Regnard.
Entre 1954 et 57 elle jouait dans « Adorable Julia » de Marc-Gilbert Sauvajon, au théâtre du Gymnase « Chris Vallamont ».
Puis, elle a participé à « Mannequins de Paris ».
Le film « Les Bonnes Femmes » de Claude Chabrol est sorti en France le
22 avril 1960.










































































































